Le discount pour plumes en herbe

Lu dans la presse: publier pour une somme modique est enfin faisable!

A la manière de notre cher VOX, le site américain http://www.lulu.com est désormais accessible aux apprentis écrivains du vieux continent. Il est possible de publier gratuitement en ligne même si l'oeuvre n'est pas destinée à être imprimée (à l'inverse du concurrent de lulu, publibook). L'auteur est le seul propriétaire des droits de son texte et fixe lui-même le prix auquel son livre pourra être vendu une fois paru. Ainsi, même s'il le met en ligne sur lulu et qu'il en imprime plusieurs exemplaires, il peut toujours contacter par la suite un autre éditeur.

Lulu se présente à la fois comme le moyen de réaliser de beaux cadeaux (recueil de ses recettes de famille, de ses poèmes d'adolescence…) pour ses proches mais aussi comme une rampe de lancement pour de potentiels talents. Remercions l'ère du numérique grâce à laquelle il ne revient pas plus cher d'imprimer son oeuvre en un ou en 5000 exemplaires…

Les concepteurs de Lulu peuvent se frotter les mains et se féliciter: leur idée combine judicieusement sens des affaires et sens social…
La seule question qui demeure est de savoir si à trop vouloir rendre accessible à tous le destin d'écrivain, on ne risque pas de se retrouver noyé parmi les chefs d'oeuvre et les navets et de ne plus distinguer le bon grain de l'ivraie… Un trop grand foisonnement ne nous empêchera-t-il pas de dénicher les perles rares?

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

6 réflexions sur « Le discount pour plumes en herbe »

  1. [c’est top] Pourquoi pas, c’est un peu ce qui se passe dans le domaine musical, quelques groupes se sont fait connaitre par Internet : Arctic Monkeys, Clap Your Hands Say Yeah!, Arcade Fire, ou cette année Lily Allen et Beirut (en France? Lorie), sur deux ou trois ans c’est pas énorme. Lulu.com c’est un peu le Myspace.com de l’édition, il va peut être émerger un ou deux auteurs formidables.

  2. je crois qu’il y a déja un blogeur-infirmier, qui s’est fait connaitre et publié par une grande maison d’édition. Comme quoi avec un peu de chance et beaucoup de talent, ça peut marcher. (bon je suis d’accord, parfois des énormes erreurs sont commises, comme Lorie, et c’est vrai que c’est assez effrayant. Lorie si tu nous lis, on pense à toi.)

  3. Je ne savais pas pour Arcade Fire! Mais sinon tout ça me fait penser aussi à l’explosion des blogs culinaires: pas mal ont déjà donné lieu à de « véritables » publications alors qu’il s’agissait de novices…Et concernant ta question finale, le risque du « foisonnement » existe c’est certain…mais je trouve que c’est une bonne chose de pouvoir contourner les voies traditionnelles des grandes industries du livre et de la musique. Les maisons de disque n’ont misé ces dernières années que sur des « artistes » formatés tout droit sortis de la star ac’ et autre…or le public ne s’y trompe pas (bon ok sauf le public français:)) puisqu’il parvient à imposer ce qu’il aime, ce qui n’est pas forcément synonyme d’inéptie musicale. Bon tout ça pour dire que tout n’est pas desespéré: l’industrie du disque prétend répondre à la demande en nous innondant de tubes qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus mais les succès que vous avez cités donne une lueur d’espoir pour inverser, ou au moins tordre un peu le cou à cette tendance. Néanmoins il semblerait que les maisons d’édition s’intéressent de très près au phénomène des blogs (et elle n’ont pas le choix!) qui peuvent représenter une manne commerciale mais aussi une menace…reste à voir comment elles vont s’adapter. 

  4. @Citizen : il s’agit en fait de Ron l’infirmier : http://ron.infirmier.free.fr/modules/news/, mais bon ce n’est pas un grand éditeur ;)Internet a permis de découvrir pas mal de talents musicaux, mais pour ce qui est du livre, j’ai des doutes. Les blogs adaptés en bande dessinée ne sont jamais des albums majeurs, plus des épiphénomènes.Le foisonnement ne m’inquiète pas tant que ça finalement, même si on parle beaucoup de surproduction. Ce qui m’inquiète plus c’est la « bibliodiversité » et la visibilité des talents. Aujourd’hui, la durée de vie d’un livre est de plus en plus courte et souvent noyée par le rouleau compresseur des nouveautés et les impératifs de rentabilité à tous les échelles de la chaîne du livre. J’en avais parlé l’an dernier lors du salon de Montreuil où j’avais eu l’occasion de parler avec Yvan Alagbé du Frémok (http://octave.vox.com/library/post/hand-in-my-pocket.html)Et puis sinon… il reste toujours l’inévitable article de Jérôme Lindon : http://octave.vox.com/library/post/l%C3%A9dition-sans-%C3%A9diteurs.html Je le relis de temps en temps, ça remet les idées en place 🙂

  5. Hum … mon site lactua.com propose un espace aux talents de l’écriture depuis quelques mois déjà. Ne manque plus que des talents motivés et réellement talentueux qui auront la chance d’être lu par la presse.

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