En plein dans le – HAPPY – mille

J'ai dépassé la durée moyenne d'un silence sur ce blog. Habituellement, mes respirations sont régulières, entre deux notes s'écoule un laps de temps presque convenu.

J'aurais pu ces dix derniers jours vous parler du concert de Patrick Watson au Trabendo, émettre ma critique fragile de There will be blood ou bien encore vous narrer ma plongée dans l'épais Redemption Falls, l'un des pavés littéraires de l'année. Mais rien de tout cela ne m'a fait envie ou alors sur rien de tout cela, je n'ai jugé nécessaire d'étaler mes opinions.

Pourtant, ces nourritures culturelles ont été de salutaires bouffées d'air dans un contexte par instants asphyxiant. Mais alors que dans certaines phases, je me repais de billets écrits à la va-vite, de notes prêtes en quelques minutes chrono, en ce moment je serais presque écoeurée de mon fast food des mots. Quelques phrases entre deux morceaux de pain tout mou, le tout arrosé d'une logorrhée façon ketchup… Beurk !

Seulement, je suis un peu trop vieille pour croire en ma soudaine radicalité. Cette quête de profondeur, cette envie de sens et de relief n'est peut-être que passagère, il y a fort à parier que de nouveau, dans quelques temps, je foncerai me rassasier de billets faciles, d'une petite frite, d'un grand coca.

Plus simple, plus rapide, moins difficile… Et si j'essayais seulement de ne plus choisir la facilité ?

Affaire à suivre !

 

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

4 réflexions sur « En plein dans le – HAPPY – mille »

  1. Ce n’est pas si facile de choisir la facilité. Et puis il faut se méfier de son propre sentiment sur ce que l’on fait. Après tout, ce qui a assuré à Voltaire de survivre en tant qu’auteur, ce sont les oeuvres considérées comme faciles, des contes écrits pour s’amuser, bien loin de la rigueur et du sérieux de ses grandes tragédies que plus personne ne lit ni ne représente.

  2. Tu n’es pas trop vieille pour être profonde , j’aime ce qui tu écrit en général . Tu sais :
    les radicaux sont des conservateurs qui s’ignorent
    . :DBises

  3. hum… il y a plein de choses dans ton commentaire… ce n’est pas si facile de choisir la facilité ? Hummm, il y a là-dessous un complexe schéma de contexte, non ? Quant aux contes amusants de Voltaire… Je ne crois pas qu’amuser soit chose si simple. Je ne parlais pas tant ici de m’enfoncer dans les affres de la tragédie mais plutôt de creuser un peu plus, même dans un registre léger par exemple… merci de ce com’ !

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