Question de sens


J’écris à mes heures perdues, vous le savez ou vous le devinez peut-être si vous me lisez (je vous en suis d’ailleurs d’une infinie reconnaissance si tel est le cas !). A mes heures perdues. Perdues. De prime abord, je voudrais vous dire que les heures où j’écris sont encore :


 




         


trop rares




         




souvent nocturnes




         




parfois pénibles




         




généralement habitées par l’envie


 


Mais perdues, non. Pas perdues. Au contraire, ce sont des heures gagnées et gagnantes. Gagnées contre un rythme quotidien douillet et lancinant, stressé et stressant forcément. Gagnantes puisque aussi insignifiant le résultat puisse-t-il être, j’en retire immanquablement une grande satisfaction intime.


 


Perdues dans le sens où ses heures se nichent dans des créneaux impensables ou, tout du moins, certainement pas dédiés à cela initialement, peut-être. Des notes griffonnées à la va-vite pendant mes heures de bureau, une page noircie à une heure indue, une idée volatile mais rattrapée à temps pendant un déjeuner sur une serviette en papier.


 


De la subjectivité sémantique. Perdues, gagnées, additionnées ou soustraites à d’autres heures réglées, au fond peu m’importe. Ce que je voudrais surtout, c’est qu’elles se multiplient.

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

10 réflexions sur « Question de sens »

  1. Tout ce qui est rare est cher. Si ces heures perdues venaient à se multiplier de façon inconsidérée, sans doute deviendraient-elles moins précieuses…

  2. Est-ce le professeur qui parle ? Je n’émets que des théories subjectives depuis ma position d’apprenante. Rappelons juste l’affaire du cheval bon marché rare…:)

  3. Je n’ai pas de certitudes, j’émets juste des hypothèses même si je n’utilise pas de modalisateurs.Pour ce qui est du cheval, je ne suis pas sûr que ce syllogisme soit si absurde que cela. On ne tient pas compte du temps et de l’énergie dépensés pour trouver un cheval bon marché, si on le faisait, il y a fort à parier qu’il ne serait pas si bon marché que cela.

  4. [c’est top] Ces heures grignotées, volées au temps qui file, sont les plus précieuses qui soient, pour toi, pour nous que tu entraînes au fil de tes mots.

  5. Ces heures, au font ne sont-elles pas celles qui nous font vivre moralement ? Ce contact avec notre conscience dans nos écrits. Des heures précieuses si rares.

  6. …bon, je vois, tu veux des serviettes en papier maintenant????….;-)toute creation est issue de la souffrance, comme dirait l’autre (c’est comme ca que j’ai reussi a comprendre Amy Winehouse, mais bon je digresse)bon courage avec ton projet-comme-le-mien if you see what i mean

  7. Ca ne me rassure pas que tu aies un travail. Je n’imagine pas ta prolixité dans le cas contraire! Et pour ne pas aller dans le bref échange avec le Concombre, je ne crois pas que ces griffonnages perdraient de leur jus car tu parais bien contrôler le flux de tes pensées, ou plutôt le dompter, même lorsqu’il s’emballe et que du trot il passe au galop, la cravache de plume à la main.

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