La zone périurbaine

Hier soir, au JT de France 2, entre le sommet social et l'été ultra-pourrave, s'était glissé un sujet sur les zones périurbaines, ni ville, ni campagne, mi-ville, mi-campagne.

Des bouts de jardin avec des familles calfeutrées derrière des canisses, maîtres de leur micro-royaume se résumant à quelques mètres carré de pelouse, des voitures, plusieurs véhicules par foyer même avec des revenus modestes soulignait le commentaire, des mines fatiguées et des allures lasses à la sortie de la gare RER… "La plupart de ces gens sont partis dès l'aube pour rejoindre leur lieu de travail", assénait le journaliste.

"Votre temps de trajet, Monsieur ? interrogeait la voix off

– 1h30, répondait un homme entre deux âges

– Par jour ? insistait exprès l'autre

– Ah non, par jour 3 heures, concluait l'interviewé

"C'est bien mieux que la résidence HLM où nous étions avant" affirmait une mère de famille devant la façade coquille d'oeuf de sa maison de lotissement.

"Mais vous connaissez vos voisins ?

– Oh bah non, vous savez, on va travailler… et le week-end, on reste entre nous"

Une vue du ciel montrait l'agencement rectiligne de ses zones pavillonnaires, bien rangées, sans excentricité, harmonie de copropriété oblige.

Le maire de la ville en question témoignait de l'implication et de l'investissement nécessaires pour faire vivre ses quartiers d'entre-deux, à coup d'infastructures de services, de commerces… Réussir à faire vivre ces lieux où finalement les gens dorment, entre deux journées de travail, loin, toujours plus loin, et se reposent et aspirent à de l'entresoi lors de leurs moments de détente… un défi !

Ce reportage plantait le décor un peu maussade de la vie de millions de gens, déjà bien heureux comme ça d'avoir leur petit bout de terre avec quatre murs et un toit par dessus.

Je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup de place pour rêver dans ces zones périurbaines ou que les rêves, depuis longtemps, s'étaient réduits comme peau de chagrin…

Je n'ai aucune envie d'arrêter de rêver…

 

 

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

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