Vacances en différé – la saison des doigts de pied

L'été, d'autant plus lorsqu'on se retrouve dans de chaudes contrées ou que le thermomètre grimpe tel que ce week-end en France, tout le monde, de l'autochtone coincé là au touriste émerveillé, montre, sort, exhibe sous le nez de ses congénères ses doigts de pied.

Alors, je comprends, oui bien entendu, mais je ne suis pas convaincue du concept. Je n'ai d'ailleurs moi-même aucune affection particulière pour mes propres extrémités que j'évite autant que faire se peut de faire voir, pour mon propre bien et, par effet domino, pour celui des autres. J'ai pris le parti depuis quelques années de les peinturlurer quand je les dévoile afin de subtilement déplacer l'attention de celui qui oserait y jeter un coup d'oeil, par imprudence ou par curiosité bizarre.

Ainsi plutôt que la forme et le détail des phalanges, l'attention est attirée par la couleur ornant les dix petits boudins.

Oui, une curiosité bizarre peut être le motif de l'observation de doigts de pied. Moi-même l'autre jour, d'humeur un peu chafouine, errant dans de magnifiques temples parmi des nuées de touristes épatés, je décidai de réaliser un inventaire brouillon des doigts de pied environnants. Je me mis donc à les scruter comme d'autres les merveilleux et placides bouddhas dorés.

Le recensement de quelques horreurs aperçus ce jour-là mérite quelques lignes… Je tombai immédiatement sur une pépite du genre : le deuxième et le troisième doigts collés. Deux ongles distincts mais un seul gros doigt au milieu. Un doigt de pied d'honneur en quelque sorte. Est-ce que cette anomalie garantit une meilleure prise au sol ? Voici ce que je me demandais en relevant les yeux pour regarder le visage du propriétaire de cette chose.

C'était presque frustrant de tomber sur le gros lot tout de suite… Mais pour parfaire l'inventaire de ces doigts, quelques cas, classiques mais valeurs sûres, firent l'affaire : il y eut le second doigt nain, à peine plus gros que le tout petit. Ce qui n'est pas bien joli à voir dans une paire de tongs. Plus habituel mais toujours efficace : les atrocités ongulaires, pas d'ongle ou quasiment, ou l'inverse, des griffes, des doigts de pieds dangereux pour la santé. Des ongles jaunâtres, violacés, presque verts… Beurk.

Est-ce parce que la plupart de l'année, ces petits rogatons sont masqués que tant de personnes leur accordent si peu de soin ? Il m'est apparu que la majorité délaisse ce petit bout de soi en comparaison du reste de sa personne. Alors, les doigts de pied, reflet du tréfonds de l'âme, de ces petites horreurs et de ces grandes bizarreries versus le reste d'une apparence plus politiquement correcte ? Ou bien, après tout, est-il normal de laisser ces dix petits en jachère et ne sont-ce pas les pédicurés au vernis impeccable qui sont de réels psychopathes ?

C'était ma réflexion en ce caniculaire samedi matin. A vous les studios.

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

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