Léa c’est tout

Une fois n’est pas coutume, je vous livre aujourd’hui un petit coup de gueule

Alors que je partais, très en retard pourtant, travailler, je me suis arrêtée interdite devant la vitrine du marchand de journaux pour scotcher une seconde devant la couverture  du magazine Psychologies du mois d’octobre.

En une, une blonde demoiselle, cheveux lisses sagement attachés, maquillage léger, nude comme on doit dire lorsqu’on s’y connaît un tant soit peu. Une jeune femme que plus personne ne peut vraiment ignorer, j’ai nommé Léa Seydoux.

uneleaseydoux2Et là, Léa, c’était la couverture de trop. Depuis des semaines, que dis-je des mois, depuis Cannes en fait et votre double prix d’interprétation à toi et à Adèle Machinbidule-Poulos, on ne voit que toi, partout ! Ah ça, ton agent et ton attaché de presse ont sur faire leur boulot, ils ont râtissé large, arguant tes qualités multi-supports !

Car oui, Léa, bravo, tu joues aussi bien l’ingénue-no-make up dans Psychologies que la bombasse à gros nénés dans Lui ! Epatante, protéiforme ! J’ai recensé quelques uns de tes récents faits d’armes médiatiques : la couv de Télérama avec ce décolleté sexy mais pas pupute, limite mais pas pupute j’insiste, celle de Grazia, un peu dans le même genre, façon pin up (même si à l’intérieur, je crois me rappeler que tu tombais la chemise pour te livrer, vraiment !), Glamour et Be, en mode beauté sympathique et pas agressive, hihi, qui porte à merveille le bustier jaune soleil ou le mini-short (« contrairement à toi, connasse »), Marie-Claire à oualpé (bah oui, les gens doivent comprendre qui tu es, vraiment ! Bordel !), Obsession où tu nous accordes ton regard numéro 12, celui de la grosse vilaine (il fallait bien cadrer avec le titre du support, t’es à fond Léa, chapeau), Jalouse, pas maquillée et ça encore une fois ça prouve ton engagement artistique fort (on en reparle quand tu auras 40 ans ma biche), Lui, bien sûr, drapée de telle manière que tu ne nous caches rien et comme c’est le premier numéro du magazine, c’est un double-buzz, bravo. Et enfin, je veux citer Première (tiens, un magazine de cinéma, c’est étonnant, tu me surprends) où tu as la clémence de partager la vedette avec Adèle Biduletruc-Poulos. Celle dont on a dit qu’elle était la vraie révélation du film de Kechiche. Même si, finalement, on a bien davantage parlé de toi. Tu veux bien servir de faire-valoir à la toute jeunesse mais jusqu’à un certain point, OH.

Franchement, tu n’en as pas marre de te voir partout comme ça ? Tu peux encore supporter ton reflet dans le miroir ?

J’avais plutôt envie d’aller voir la Vie d’Adèle mais à cause de cette Léa Seydoux omniprésente, j’en suis quelque peu dégoûtée. Moralité : trop de com tue la com.

En cherchant une illustration, je me suis rendue compte que le Gorafi partageait mon opinion

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

3 réflexions sur « Léa c’est tout »

    1. Oui, je l’ai lue et me suis dit la même chose. Pour qu’il en arrive à dire qu’il préférerait que le film ne sorte pas… Je veux bien croire qu’il soit particulier dans le travail mais je veux bien croire également que Seydoux ait voulu le rôle dans le cadre de la stratégie de développement de sa carrière de future grande star…

  1. Je croyais être la seule, ouf ! nous sommes au moins deux que le trop importune. Et si je comprends, nous serons trois à ne pas nous précipiter sur le film ?
    L’article m’a bien fait rire, merci

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