Bernadette a disparu, de Maria Semple

9782264060440FSJ’ai un peu honte d’avouer que cela faisait trop longtemps que je n’avais pas lu un livre. Je l’ai dit à haute voix tout à l’heure et je crois que ça m’a libérée. Depuis des mois, prise par une aventure aussi fatigante qu’incroyable, je n’arrivais plus à me concentrer. J’ingurgitais vite fait des textes épars, sur des revues qui me tombaient sous la main, sur des écrans petits et plus grands. C’était toujours rapide. Un peu décevant aussi mais, vraiment, je n’avais pas la force de beaucoup plus.

Et puis, j’ai voulu m’y remettre. Il fallait que ce soit léger, joyeux, une jolie bulle de savon, pour que je me laisse emporter aisément, comme quand on reprend le sport doucement après avoir arrêté longtemps. On court un peu puis davantage.

Bernadette a disparu. J’avais entendu ce titre et il m’avait accrochée. A la faveur d’un tour dans une librairie, je l’acquis. J’en arrive bientôt à la fin et quel plaisir ! Un roman étonnant qui démarre sans que l’on sache où l’auteur nous emmène. Puis, on prend goût à cet univers barré, aussi vrai que fantaisiste.

J’entends parler de féminisme avec le discours d’Emma Watson à l’Onu, #heforshe, mais Bernadette a disparu est un formidable ouvrage très riche sur la question des femmes aujourd’hui. Sous couvert de satyrisme mordant, Maria Semple nous interroge à plein de sujets… Bernadette et sa fille Bee sont des héroïnes foldingues, ultrasensibles, émouvantes.

Je pouvais difficilement trouver plus agréable pour me remettre à la lecture.

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Auteur : Lzarama

J'aime la mode, les bons restos, les chats mais ici je n'en parlerai pas. Enfin, je crois.

5 réflexions sur « Bernadette a disparu, de Maria Semple »

    1. Ca fait du bien de l’avouer ;)) même s’il n’y a pas de honte à avoir, finalement… Je recommande vivement ce livre pour un retour à la lecture : il est rythmé, amusant mais pas vide de sens, les personnages sont attachants, le style est enlevé, un très bon moment de lecture.

    1. Oui, je comprends d’une certaine façon. J’ai trouvé la première partie avec quelques longueurs mais la fin m’a plue et mon impression globale reste positive…

  1. J’ai a-do-ré! Je le recommande à tous mes amis lecteurs… J’ai adoré l’ironie concernant les Américains (leurs écoles « Mercedes », la démission de la dame qui voulait faire interner Maria, à mourir de rire!…) Pour comprendre la fin, j’ai dû m’accrocher, c’est la partie que j’ai le moins aimée…

    lulu

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