Comme au cinéma!

N'avez-vous jamais remarqué que certaines choses se passant dans les films ne se passent QUE DANS LES FILMS! Vous me direz qu'on appelle cela les facilités scénaritiques mais celles que j'ai choisies de vous présenter aujourd'hui ont la particularité d'être devenues ultra-récurrentes…

N'avez-vous jamais été surpris par le fait que, dans les films, les héros ne cherchent JAMAIS de place pour se garer et de surcroît qu'ils en trouvent une toujours pile en face de l'entrée du bâtiment dans lequel ils vont? Que les bombes sont à chaque fois heureusement équipées d'un afficheur digital à gros CHIFFRES ROUGES indiquant combien de temps le gentil a devant lui pour la désamorcer? Que n'importe qui peut faire atterrir un 747 à partir du moment où il y a un aiguilleur du ciel à sa disposition quelque part dans une tour de contrôle? Que la fille moche du lycée devient une bombe dès lors qu'elle retire ses lunettes et dénoue sa queue de cheval… Que lorsqu'il faut payer le chauffeur du taxi, le personnage du film ne fouille pas nerveusement son porte-feuille mais en extrait élégamment(même lorsqu'il est pressé…) un billet qui correspond TOUJOURS au montant demandé, jamais à moins. Et enfin, entre autres, qu'en grattant une seule allumette, le héros dispose d'un éclairage digne d'un spot de plusieurs ampoules de 60 watts?

Ah la magie du cinéma…

Publicités

Contemplations et je remets le son…



Dans un autre registre…

Il n'y a que le son, le son pour me couper du reste, de la foule, des corps, du stress et de la course contre le temps auquel nous nous livrons tous, parfois malgré nous, dans les grandes villes.

Ce matin même, je me suis retrouvée dans la peau d'une sardine vêtue de pied en cap, mais d'une sardine tout de même. Perturbation du service des transports. Corps compressés. Proximité physique involontaire. J'avais la sensation -réelle- de pouvoir tenir debout sans m'accrocher à rien. Merci aux frères de mon espèce. Pour m'extirper de cet étouffement de certains de mes sens -l'odorat encombré par les parfums, la vue bouchée par des chevelures, le toucher contraint- j'ai tout misé sur l'ouïe et augmenté le volume de mon mp3. Ainsi plongée dans mon monde sonore, je me suis détachée de la foule environnante. Seul moyen efficace pour lutter contre une poussée d'agacement, d'agressivité même…

La musique est une plus douce compagne, embellissant par ses atours, les petits moments du quotidien. Arpenter les couloirs du métro, portée par un rythme, une mélodie, a le pouvoir de tout changer, donne une autre lumière aux choses, un autre air aux regards des autres, ravive les couleurs ternes du "paysage". Elle apporte ce-je-ne-sais-quoi d'atmosphère et de magie qui nous manque parfois… J'ai souvent rêvé de pouvoir choisir une B.O idéale aux instants cruciaux de ma petite existence, insignifiants pour certains mais forcément plus importants pour moi. Faire pause une seconde, dire aux autres personnages de s'arrêter une courte minute et aller appuyer sur Play pour lancer la musique adéquate… Et observer aussi comme ce choix peut être déterminant: se balader "Now at Last" avec Feist ou sautiller sur "Take me Out" de Franz Ferdinand ne plongent pas dans le même état…

Ce matin, j'étais avec Feist dans le métro et finalement… je n'y étais plus tout à fait… Les contours plus nets, les coloris accrus, les formes plus précises.

Le vendredi, c’est ravioli



Un vent de folie souffle ce soir sur mon blog…

Je n'honorerai pas la communauté VOX de mes sélections culturelles habituelles (sachant que la notion d'habitude est toute relative puisque je ne suis inscrite que depuis un petit mois…)

Mais la froideur, la fin de la semaine, la fatigue, le beaujolais à la banane m'incitent ce soir à des réflexions d'un autre ordre…

Eh oui est venue l'heure du pyjama en pilou, des soirées télé bien au chaud, des petits plats en sauce et je me mets à rêver qu'après Paris Plage, M. Delanoë et ses comparses nous gâtent dans un futur proche avec un Paris Neige! Dévaler les buttes Montmartre ou Chaumont sur une jolie luge peinte en rouge, faire des bonhommes de neige au Luxembourg, chausser ces moonboots pour traverser les Tuileries

Mais imaginons, toujours dans ce même futur proche, qu'après avoir profité des plaisirs blancs, nous rentrions chez nous et zappions sur notre télévision, aux milliers de chaînes aux logos et sigles compliqués, pour choisir la taille, le poids, la couleur et le sexe du présentateur du JT de quelques pressions de notre index sur une télécommande. Ensuite, un peu comme dans les actuels shows de télé-réalité, il suffirait de taper ou deux pour voir la suite du sujet, décider de s'intéresser quelques secondes de plus aux problèmes des uns, à la douleur des autres.

La malinformation poussée à son paroxysme, les producteurs mettraient en scène des comédies musicales, retraçant la course à la présidentielle de 2007, avec Hélène Ségara à l'intérieur du tailleur de Ségolène, Annie Cordy dans la peau de Bernadette Chirac, l'ensemble chorégraphié par l'inénarrable Kamel Ouali, spécialiste notoire des fresques musicales historiques…

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh…. Laissons tomber Paris Neige, l'anticipation a vraiment quelque chose d'effrayant…


Promis, lundi, retour à un fond plus traditionnel…

Le discount pour plumes en herbe

Lu dans la presse: publier pour une somme modique est enfin faisable!

A la manière de notre cher VOX, le site américain http://www.lulu.com est désormais accessible aux apprentis écrivains du vieux continent. Il est possible de publier gratuitement en ligne même si l'oeuvre n'est pas destinée à être imprimée (à l'inverse du concurrent de lulu, publibook). L'auteur est le seul propriétaire des droits de son texte et fixe lui-même le prix auquel son livre pourra être vendu une fois paru. Ainsi, même s'il le met en ligne sur lulu et qu'il en imprime plusieurs exemplaires, il peut toujours contacter par la suite un autre éditeur.

Lulu se présente à la fois comme le moyen de réaliser de beaux cadeaux (recueil de ses recettes de famille, de ses poèmes d'adolescence…) pour ses proches mais aussi comme une rampe de lancement pour de potentiels talents. Remercions l'ère du numérique grâce à laquelle il ne revient pas plus cher d'imprimer son oeuvre en un ou en 5000 exemplaires…

Les concepteurs de Lulu peuvent se frotter les mains et se féliciter: leur idée combine judicieusement sens des affaires et sens social…
La seule question qui demeure est de savoir si à trop vouloir rendre accessible à tous le destin d'écrivain, on ne risque pas de se retrouver noyé parmi les chefs d'oeuvre et les navets et de ne plus distinguer le bon grain de l'ivraie… Un trop grand foisonnement ne nous empêchera-t-il pas de dénicher les perles rares?