Il y a un truc qui ne passe pas…

Le vendredi est décidément sur mon blog le jour où je me livre à des notes plus personnelles et celle d'aujourd'hui sera encore plus particulière que les précédentes…

Elle s'adresse à tous mais surtout à l'équipe Vox. Je tiens à signaler qu'il ne s'agit en aucun cas d'une attaque mais plutôt d'une vive réaction. Ne pensez pas que je cherche à préserver de quelconques arrières (assurer la survie de mon petit blog…), c'est en toute sincérité que je m'exprime. J'ai décidé de profiter de cet espace d'expression qui m'est offert…

Mais je tourne autour du pot… Laissez m'en venir aux faits… Alors que je scrutais d'un oeil critique mes posts passés, j'ai laissé ma souris glisser jusqu'en bas de la page et là j'ai découvert des pubs. Non, non, il ne s'agit pas d'une révélation faite à une fille peu au courant du fonctionnement des sites internet… Quand même pas… je comprends et je conçois (que je sois pour ou contre n'est pas la question ici) que Vox ait besoin de la publicité pour exister. Ce qui m'a dérangé et qui me gêne encore au moment où je rédige ces quelques lignes est le fait que parmi ces pubs il y ait celle d'un candidat à la présidence. Qu'est-ce que ça fait là? Vox est-il coloré politiquement? N'y a-t-il pas d'autres annonceurs plus "neutres" ou tout du moins plus en rapport avec l'activité de la filiale de Six Apart?

J'aurais peut-être été moins dérangée si cette pub était apparue sur la page d'accueil. Mais non, cette annonce se mêle à mon contenu et je l'écris "haut et fort": je n'en suis pas du tout satisfaite…

Publicités

Comme au cinéma!

N'avez-vous jamais remarqué que certaines choses se passant dans les films ne se passent QUE DANS LES FILMS! Vous me direz qu'on appelle cela les facilités scénaritiques mais celles que j'ai choisies de vous présenter aujourd'hui ont la particularité d'être devenues ultra-récurrentes…

N'avez-vous jamais été surpris par le fait que, dans les films, les héros ne cherchent JAMAIS de place pour se garer et de surcroît qu'ils en trouvent une toujours pile en face de l'entrée du bâtiment dans lequel ils vont? Que les bombes sont à chaque fois heureusement équipées d'un afficheur digital à gros CHIFFRES ROUGES indiquant combien de temps le gentil a devant lui pour la désamorcer? Que n'importe qui peut faire atterrir un 747 à partir du moment où il y a un aiguilleur du ciel à sa disposition quelque part dans une tour de contrôle? Que la fille moche du lycée devient une bombe dès lors qu'elle retire ses lunettes et dénoue sa queue de cheval… Que lorsqu'il faut payer le chauffeur du taxi, le personnage du film ne fouille pas nerveusement son porte-feuille mais en extrait élégamment(même lorsqu'il est pressé…) un billet qui correspond TOUJOURS au montant demandé, jamais à moins. Et enfin, entre autres, qu'en grattant une seule allumette, le héros dispose d'un éclairage digne d'un spot de plusieurs ampoules de 60 watts?

Ah la magie du cinéma…

Contemplations et je remets le son…



Dans un autre registre…

Il n'y a que le son, le son pour me couper du reste, de la foule, des corps, du stress et de la course contre le temps auquel nous nous livrons tous, parfois malgré nous, dans les grandes villes.

Ce matin même, je me suis retrouvée dans la peau d'une sardine vêtue de pied en cap, mais d'une sardine tout de même. Perturbation du service des transports. Corps compressés. Proximité physique involontaire. J'avais la sensation -réelle- de pouvoir tenir debout sans m'accrocher à rien. Merci aux frères de mon espèce. Pour m'extirper de cet étouffement de certains de mes sens -l'odorat encombré par les parfums, la vue bouchée par des chevelures, le toucher contraint- j'ai tout misé sur l'ouïe et augmenté le volume de mon mp3. Ainsi plongée dans mon monde sonore, je me suis détachée de la foule environnante. Seul moyen efficace pour lutter contre une poussée d'agacement, d'agressivité même…

La musique est une plus douce compagne, embellissant par ses atours, les petits moments du quotidien. Arpenter les couloirs du métro, portée par un rythme, une mélodie, a le pouvoir de tout changer, donne une autre lumière aux choses, un autre air aux regards des autres, ravive les couleurs ternes du "paysage". Elle apporte ce-je-ne-sais-quoi d'atmosphère et de magie qui nous manque parfois… J'ai souvent rêvé de pouvoir choisir une B.O idéale aux instants cruciaux de ma petite existence, insignifiants pour certains mais forcément plus importants pour moi. Faire pause une seconde, dire aux autres personnages de s'arrêter une courte minute et aller appuyer sur Play pour lancer la musique adéquate… Et observer aussi comme ce choix peut être déterminant: se balader "Now at Last" avec Feist ou sautiller sur "Take me Out" de Franz Ferdinand ne plongent pas dans le même état…

Ce matin, j'étais avec Feist dans le métro et finalement… je n'y étais plus tout à fait… Les contours plus nets, les coloris accrus, les formes plus précises.

Le vendredi, c’est ravioli



Un vent de folie souffle ce soir sur mon blog…

Je n'honorerai pas la communauté VOX de mes sélections culturelles habituelles (sachant que la notion d'habitude est toute relative puisque je ne suis inscrite que depuis un petit mois…)

Mais la froideur, la fin de la semaine, la fatigue, le beaujolais à la banane m'incitent ce soir à des réflexions d'un autre ordre…

Eh oui est venue l'heure du pyjama en pilou, des soirées télé bien au chaud, des petits plats en sauce et je me mets à rêver qu'après Paris Plage, M. Delanoë et ses comparses nous gâtent dans un futur proche avec un Paris Neige! Dévaler les buttes Montmartre ou Chaumont sur une jolie luge peinte en rouge, faire des bonhommes de neige au Luxembourg, chausser ces moonboots pour traverser les Tuileries

Mais imaginons, toujours dans ce même futur proche, qu'après avoir profité des plaisirs blancs, nous rentrions chez nous et zappions sur notre télévision, aux milliers de chaînes aux logos et sigles compliqués, pour choisir la taille, le poids, la couleur et le sexe du présentateur du JT de quelques pressions de notre index sur une télécommande. Ensuite, un peu comme dans les actuels shows de télé-réalité, il suffirait de taper ou deux pour voir la suite du sujet, décider de s'intéresser quelques secondes de plus aux problèmes des uns, à la douleur des autres.

La malinformation poussée à son paroxysme, les producteurs mettraient en scène des comédies musicales, retraçant la course à la présidentielle de 2007, avec Hélène Ségara à l'intérieur du tailleur de Ségolène, Annie Cordy dans la peau de Bernadette Chirac, l'ensemble chorégraphié par l'inénarrable Kamel Ouali, spécialiste notoire des fresques musicales historiques…

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhh…. Laissons tomber Paris Neige, l'anticipation a vraiment quelque chose d'effrayant…


Promis, lundi, retour à un fond plus traditionnel…