2014/2015

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Fleurissent partout bilans, « best of », listes de résolutions… Bref, le début d’une nouvelle année calendaire reste le prétexte idéal pour jeter un coup d’oeil en arrière…

J’ai bien envie de jouer à ce jeu, tiens, moi qui suis si peu passée par ici en fin d’année, moi surtout qui ait la fâcheuse tendance de retenir seulement d’instinct le terne, le triste, ce qui m’a déçu… chez les autres et chez moi.

2014 a été une année formidable, avec, bien sûr, en avril la naissance de mon fils. Je n’étais pas sûre d’être capable d’être une bonne mère, je ne suis toujours pas tout à fait convaincue, je ne fais pas partie de ces femmes pour lesquelles la maternité est une évidence, je ne ressentais pas le besoin viscéral d’enfanter pourtant, oui, pourtant depuis son apparition, quelque chose a changé, un nouvel amour s’est épanoui à l’intérieur, occupant un espace intime que j’ignorais vacant. C’est un peu magique, ce lien entre nous. Ce n’est pas simple tous les jours et le plus difficile nous attend sûrement, cependant j’essaie de lui donner le meilleur de moi-même et une dose suffisante d’amour et d’attention. Il m’apporte beaucoup aussi en retour : les jours où j’enverrais bien tout bouler, il me rend mon sourire : sa malice, sa fraîcheur, je veux le plus longtemps possible les préserver. Je ne m’attendais pas si vite à cette relation à double-sens. Merci mon tout petit.

2014 a été une année de changements et de transformations pour bon nombre de gens qui me sont proches : certains ont construit et/ou agrandi leurs familles, d’autres sont partis, déterminés et courageux, tenter de nouvelles aventures, planter de nouvelles fondations ailleurs, entreprendre. Je les admire, j’espère qu’ils le savent, sinon ici je leur redis. Dans un contexte toujours trop morose, il en faut dans la culotte pour oser autre chose que le chemin balisé qu’on avait commencé à emprunter. Vous me manquez beaucoup, si vous passez par là mais je vous espère très heureux.

2014 a été une année ponctuée d’un peu de tristesse, j’en ai suffisamment parlé ici. Cette douleur face à ce qui n’aurait pas dû arriver a été une leçon de vie et aussi une façon de prendre la mesure de tout ce bonheur.

2014 a vu s’épanouir de nouvelles amitiés, s’en renforcer d’existantes.

Je retiens quelques images dans le désordre : mon grand-père avec son arrière petit-fils âgé d’à peine 2 heures dans les bras (quelques larmes), une soirée au théâtre à l’automne, une autre chambre à la maternité et un si petit bébé (quelques larmes juste avant d’y arriver), des retrouvailles surprises sur les Champs-Elysées (et encore), un spectacle de vampires, Boyhood (toujours), une annonce au mois de mai (again & again), des sushis en terrasse un midi en septembre, mon fils dormant dans sa poussette dans un bar, moi bercée sur l’eau les fesses coincées dans un donut gonflable, une longue promenade auvergnate un jour de beau temps, un brunch un peu nombreux et très joyeux, des copains dans la télé (je pleure tout le temps ma parole), du Dom Perignon (2 fois), une soirée dans un jardin au clair de lune, du soleil qui réchauffe les visages, de jolis cadeaux, de la tendresse à tout va… Des messages, pleins, aussi dans ma boîte mail : certains pour sourire, d’autres un peu trembler. Il y aurait tellement à citer, je pardonne ma mémoire, j’ai forcément oublié.

Plein de larmes mais finalement plus de bonheur…

Et 2015 : j’y suis entrée du bon pied, j’ai dignement fêté, bien entourée, le passage à la nouvelle année. J’attends une fichue réponse qui va déterminer la tonalité des prochaines semaines de ma vie. Mais certainement pas me rendre heureuse ou malheureuse, ça non, ça c’est déjà tranché, j’ai déjà choisi de quel côté j’allais pencher.

A tous ceux qui m’auront lu jusqu’au bout (et même aux autres), je souhaite une très belle année 2015 !

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New York, la quête des sens

Il m'a fallu un peu de temps pour atterrir. Un peu de temps pour que la somme de mes impressions si dense s'agrège afin de former le résultat que je vais restituer ici.

J'ai cherché un angle pour évoquer au mieux ma semaine new yorkaise. Je crois que  solliciter chacun de mes sens, en alerte au coeur de cette incroyable cité, reste le meilleur des ressorts.

La vue

La skyline de Manhattan qui s'apprécie à sa pleine mesure lorsqu'on a traversé le Brooklyn Bridge et que l'on est de l'autre côté de la rive. J'ai pris trois fois de la distance pour regarder l'assemblage incroyable et irréel des gratte-ciel, qui ne m'ont jamais mieux semblé avoir porté leur nom.

Manhattan vu d'en haut est toute aussi intéressante : aller se percher au sommet (ou presque, le 86ème étage c'est déjà bien !) de l'Empire State Building est un classique immanquable. Mesmerizing! Il n'y a pas de mot aussi exact en français, je crois. De nuit, c'était  somptueux et drôlement poétique.

 

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L'ouïe

Etre en haut de l'Empire State, ce n'est pas uniquement en prendre plein les yeux mais également faire travailler son ouïe. L'on entend de là-haut comme en sourdine le bruissement de la ville. Si intense, touffu, avec ses coups de klaxons pourtant normalement punis par une amende, ses sirènes hurlantes si pittoresques à l'arrivée et qu'on ne remarque plus, selon mes hôtes; très rapidement… La clameur de la ville s'estompe pour former un brouhaha diffus et unique : The Sound of New York!

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Le toucher

New York,  si elle était une matière, aurait le douceur du pelage d'un écureuil ! Comparé aux souris et aux rats de la capitale française en raison d'un nombre aussi conséquent par les habitués des deux cités, l'on ne peut trouver que beaucoup plus mignon et attendrissant la petite bête à l'agilité remarquable. Ils peuplent l'immense Central Park bien entendu mais colonisent aussi les moindres espaces verts et les premiers écureuils que je vis farfouillaient dans le tapis de feuilles tombées aux alentours de Washington Square.

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 L'odorat

Indéniablement la cannelle ! Elémént indispensable de l'attirail des fêtes de fin d'année, le balai à la cannelle, disponible en plusieurs tailles, distille son parfum et transforme tout bon intérieur américain en petite bonbonnière festive ! Convaincu par  cette réclame ? Noël à New York conserve de la magie même pour les plus grands, entre les volontaires de l'Armée du Salut qui mettent du coeur à entonner les plus célèbres Christmas Carols pour appeler à la générosité, les guirlandes lumineuses à peu près partout, les sapins tellement mieux décorés que par chez nous, soyons francs, les déguisements du personnel même à la supérette, le rayon de dingo consacré aux accessoires festifs pour nos amis les bêtes… et j'en oublie sûrement…

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Le goût

Forcément, j'allais finir par ce sens là. Celui sollicité avec le plus de précision et de raffinement. Car, je suis parfaitement d'accord avec mes hôtes, les repas sont une affaire sérieuse et quitte à pratiquer la chose plusieurs fois par jour, autant le faire avec curiosité et envie. La liste des délices que New York a réservé à mes papilles est longue, elle commence par le petits pains chauds tout droits sortis du four concoctés par mon amie, se poursuit avec les meilleurs bagels, cheeseburgers, falafels, cheesecakes que l'on puisse trouver (et la notion de meilleur est souvent matière à débat animé !) , s'interromp avec le délicieux et politiquement incorrect sandwich de glace au cookies (dégusté dehors par 5 degrés, oui, oui) et s'achève avec une découverte, le brisket, de la viande de boeuf cuite à basse température des heures et des heures durant, fondante. Et encore, je suis repartie quelque peu frustrée de ne pas avoir eu plus de repas pour encore plus de découvertes gourmettes ! Oui, oui, je sais…

 
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New York, toi et moi, l'on se reverra…